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סֻכּות

 
Souccot (סֻכּות les cabanes) est l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive ; elle est d'ailleurs appelée Epoque du Réjouissement dans la prière. La fête de Souccot débute le 15 Tishri et dure sept jours dont les deux premiers sont chômés. Elle est immédiatement suivie par la fête de Shemini Atsérêt. 
 
Lors de leur traversée du désert, après la sortie d'Égypte, les Hébreux étaient protégés en permanence par Dieu sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement à Lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient vulnérables. Dès lors, Il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon de soi à Dieupar la reconnaissance que la vie terrestre n'est qu'un épisode de l'âme, et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur. 
 
Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah prescrit d'habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois, en signe de confiance en Dieu et d'indifférence au confort matériel. Toutefois la Halakha (loi) préconise de prendre les repas dans la Soucca, mais de n'y passer plus de temps que si le climat le permet, afin de ne pas dénaturer l'esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine. 
 
Aussitôt après le Yom Kippour, toute la famille commence dans un esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert. La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toît en est l'élément le plus important. Il est de coutûme de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits par exemple et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d'habitation. 
 
Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav (לוּלב), ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat. 
 
Il est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les utiliser pour nous réjouir devant Dieu chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c'est-à-dire de les agiter dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l'omniprésence de Dieu. Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l'ensemble des membre du Peuple d'Israël : 
 
* le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ; 
* la myrte, orodante mais sans fruit ; 
* le saule, sans odeur ni fruit ; 
* le cédrat, fruit savoureux au parfum délicieux, 
 
où les fruits symbolisent l'étude de la Torah, dont le goût est dit comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l'observance des mitzvot, dont l'odeur est agréable à l'Eternel la Thorah. Elle dit aussi de réunir ensemble ces quatre espèces dans un élan de solidarité et d'unité complète du Peuple d'Israël pour déclarer son attachement à Dieu. 
 
Le dernier jour de Souccot est appelé Hoshaâna Rabba qui est en lui-même un événement d'importance, et la fête se conclut par Shemini Atsérêt et Sim'hat Torah. 
 
pour en savoir plus-http://fr.wikipedia.org/wiki/Souccot 
-http://www.lamed.fr/hagim/Souccot/ 
 
 
 
 
Le loulav 
 
 
Il est écrit dans la Torah à propos de Souccote (Vayiqra 23, 40) : "vous prendrez, le premier jour, du fruit de l'arbre hadar (c'est l'étrog), des branches de palmier (kapote témarim), des rameaux de l'arbre avote (ânaf éts-avote) et des saules de rivière (ârvé-na'hal) et vous vous réjouirez en présence de Hachém votre D.ieu pendant sept jours". 
 
Donc, posséder le loulav, le composer et l'unir, l'agiter, se réjouir. Le chabbate, on ne l'apporte pas à la synagogue et on ne l'agite pas. 
 
Les femmes sont exemptes de l'obligation de soucca et de loulav mais, dans de nombreuses communautés, elles les appliquent comme telles. 
 
Le loulav est le mot qui a deux significations : 
# soit la tige de palmier seule (kapote témarim), 
# soit l'ensemble du bouquet qui est composé des 4 espèces : louvav (palmier), hadassim (3 myrtes), âravotes (2 branches de saules) et l'étrog (sorte de citron embaumant comme ceci : 
 
C'est uniquement la transmission continue de la Torah orale depuis Moché qui nous permet de préciser ce que sont ces espèces qui ne sont pas totalement précises dans le texte écrit. 
 
La disposition est généralement la suivante pour celui qui le tient : le palmier au centre, les 3 myrtes à droite, les 2 saules à gauche, et l'étrog joint.  
 
L'image correspond donc à ce que vous voyez en tenant votre loulav. 
Pour choisir son loulav et bien le composer puis bien l'agiter, il faut se faire aider par ceux qui l'on appris. En effet la branche de palmier doit être parfaitement droite comme le mouvement du coeur dans la prière et il y a beaucoup de modèles défectueux ; 
 
 
(images Judaica. Sweetchild) 
 
c'est très pittoresque de voir les juifs choisir avec attention, scrupule et amour leur loulav sur le marché. 
 
On l'agite (naânouim) après une bénédiction au lever du jour et à la synagogue lors du hallél (à Hodou, à Ana, à Hodou de la fin). 
 
Le premier jour on ajoute la bénédiction chéhé'héyanou. 
 
Il est également agité dans les 4 directions de l'espace, vers le haut et vers le bas, soit 6 directions. 
 
On l'éloigne et le rapproche vers soi 3 fois, et ce dans chacune des 6 directions de l'espace (devant, derrière, à droite, à gauche, en haut, en bas), ce qui fait 36 fois ; l'ordre des directions peut être différent suivant les communautés. 
 
 
 
Ce loulav représente l'ensemble du peuple d'Israël qui doit être réuni : à l'image de membres différents dans le peuple,  
 
* le palmier qui porte des fruits mais n'a pas de parfum, 
* le myrte est parfumé mais n'a pas de fruit, 
* le saule n'a ni fruit ni parfum, 
* l'étrog est un fruit délicieux et parfumé. 
 
On veille à posséder un loulav de grande beauté selon le principe de Chémote 15, 2 : zé Eli véanevéhou "c'est mon Dieu et je l'embellis" (cette beauté est définie par des caractéristiques que le rabbin ou quelqu'un qui a bien étudié savent examiner). On ne fait pas d'économies sur la qualité de la mitsva. 
Voici le Rav Chalom Messas, zal, (lien ici sur sa vie et son oeuvre) avec votre serviteur; et le Rav est en train de préparer son loulav selon la coutume traditionnelle des Juifs du Maroc, on l'entoure de fils multicolores décalés qui se croisent joliment et qui maintiennent bien droit l'axe jusqu'au bout. 
 
Le loulav doit nous appartenir personnellement le premier jour. Si on voit quelqu'un qui n'a pas réussi à s'en procurer, on peut déposer le nôtre et proposer ainsi à l'autre de l'acquérir symboliquement, de faire le rite et de nous le rendre. On ne le passera pas de la main à la main. 
 
Sim'hate béite hachoéva 
 
(Lire la michna de Souccote 5, 1-4 ; le traité Soucca, pages 51 à 55)  
 
La période de Souccote est celle du début des pluies et des demandes de bénédictions pour la pluie (guéchém) à partir du 8e jour depuis le début de la fête. 
 
A l'époque du second Temple, le premier soir de Souccote, après la nuit, des fêtes se déroulaient sur l'esplanade du Temple, dans la zone occupée actuellement par les Arabes, au dessus du mur (Kotél).  
 
Il y avait beaucoup d'illuminations, spécialement dans la cour des femmes (ézrate nachim) ; il est écrit : "qui n'a pas assisté à cette fête de l'eau n'a jamais vu de réjouissances de toute sa vie".  
 
On installait des chandeliers d'or avec quatre échelles devant, et les jeunes montaient déposer au sommet de grandes quantités d'huile. On faisait les mèches avec des vêtements usagés des cohanim. Toute maison dans Jérusalem était illuminée. Les Sages dansaient et jonglaient avec des torches, tout le monde chantait, les léviim se tenaient sur les quinze marches qui descendaient de la zone des hommes à celle des femmes avec leurs instruments et jouaient et chantaient. 
 
C'est à l'occasion de cette fête qu'on a réglementé de diverses manières la répartition des hommes et des femmes car le nombre et la proximité pouvaient créer des problèmes. La solution adoptée fut que les femmes seraient dans les galeries et les hommes en bas. 
 
Suit la page 52 du traité Soucca, sur la façon de gérer l'instinct, le yétsér harâ. 
 
La page 53 du traité Soucca rapporte ce que disaient ou faisaient certains Sages ce jour-là : Rabbane Chimeône ben Gamliel jonglait avec 8 torches allumées, un autre avec huit couteaux, Chmouel jonglait avec 8 coupes de vin, Abayé jonglait avec 8 oeufs. On ne dormait pas de la nuit, allant des sacrifices aux maisons d'étude. 
 
A la page 55 du traité Soucca, on décrit les soixante dix sacrifices faits pour les 70 nations et le sacrifice unique du taureau pour Israël, comme un roi qui aurait offert un immense festin et dirait à son serviteur : "prépare-moi maintenant un petit repas pour que j'aie un plaisir qui me vienne de toi". 
 
Ribbi Yo'hanane disait : "les nations subissent un malheur et elles ne le savent même pas, car lorsque le Temple existait, l'autel des sacrifices leur obtenait le pardon. Et maintenant, comment l'obtiendront-elles ?". Ah! si les nations voyaient ainsi le rôle d'Israël et de son peuple... ! 
 
Puis tout le monde descendait à la piscine de Chiloa'h avec les cohanim prendre de l'eau et ils remontaient vers le Temple pour le service de l'autel. 
 
Aujourd'hui encore, à Jérusalem, le peuple fête ce jour et se rend à la piscine de Chiloa'h. Les textes sont étudiés et vivants. La joie continue d'être à Jérusalem malgré les tracas continus. L'histoire continue et avance, le peuple juif n'a pas abandonné un instant son héritage. 
L'eau est le symbole de la Torah de vie (mayim 'hayim) et de l'abondante descendance (voyez Bamidbar 24, 7). 
 
Hochaâna Rabba. Etudions ensemble. 
 
En Israël et hors d'Israël, 21 Tichri, est le 7e Jour dans la soucca. 
C'est Hochaâna Rabba, la fin de la fête de Souccote. 
C'est 'Hol hammoêd.  
Ce nom de Hôchaâna signifie "imploration" ; les hochaânotes ou implorations ont lieu car la décision finale qui a été prise par le Ciel à notre encontre à Kippour devient exécutive aujourd'hui. Il est encore temps de "revenir", de faire téchouva. 
C'est donc à la fois un jour impressionnant, mais c'est aussi un jour de joie car on revient et on se réjouit de la bonne direction prise. 
 
Notre première réponse positive aux épreuves est notre fidélité totale à notre peuple et à sa Torah : cela commence par la mitsva de l'étude que nous avons à faire ensemble cette nuit et ce jour dans nos communautés, ou sur ce Web pour ceux qui sont isolés. Commençons, avec l'aide de D.ieu. 
 
Diverses coutumes se déroulent ce jour de Hochaâna Rabba : 
 
- les hochaânotes : ce sont des supplications que l'on dit ensemble en tournant autour de la téva (le pupitre de lecture de la Torah) avec le bouquet du loulav et l'étrog. En ce jour, on fait 7 tours. Cela se faisait au Temple autour de l'autel, un tour chaque jour et 7 tours le 7e jour. 
 
- les âravotes : 
on porte à la synagogue une touffe de 5 branches de saule dont on frappe le sol en lisant une prière ; cette pratique est déjà relatée dans la michna Soucca 4, 5-6. 
 
- la nuit d'étude : 
On passe toute la nuit à étudier. La nuit de Chavouôte, on étudiait en lisant le Tiqqoune léil Chavouôte composé d'un abrégé de la Torah, de tout le Tanakh, de la michna, de la guémara, du Zohar et de parties de halakha. Le Chla a particulièrement contribué à développer cette coutume. 
De même, on étudie toute la nuit de Hochaâna Rabba ou une grande partie de la nuit au moins: cette fois, on lit le Tiqqoune léil Hôchaâna Rabba qui comprend : le livre de Devarim, le traité Idra zota du Zohar et les psaumes. Cette étude ne se passe pas seulement dans la synagogue, mais de nombreux groupes ou particuliers organisent des nuits d'études, souvent avec des lectures ou conférences adaptées aux publics particuliers par des personnes qui ont étudié davantage. 
Si vous êtes isolés, cette nuit-là, et si vous ne parvenez pas à lire tout le livre de Dévarim, lisez la première paracha et son commentaire sur Modia. Vous avez tous les commentaires de Dévarim sur cette page-ci. Vous pouvez aussi lire les psaumes et leur commentaire placés sur le site. 
 
- La leçon morale de la fin de Souccote à Hochaâne Rabba 
Nous l'étudions dans Chéné Lou'hote habbérite, du Chla. 
 
1. Nos Sages essayent de nous rendre sensibles à cet enseignement de Souccote : nous devons habiter dans une maison temporaire (areî). La mitsva de Soucca veut nous en faire prendre conscience. L'homme ne doit pas mettre sa sécurité et son assurance (ché lo yassim adam bit'hono) dans sa maison qu'il a réussi à acquérir. Et ce, même si l'homme a été créé comme dominateur de la terre. Il ne doit pas arriver à cette erreur de se voir comme le maître. 
Disons que cette attitude juive est contraire à toute l'éducation contemporaine traduite dans l'expression : "mon fils a réussi" ; ce qui veut dire : il gagne beaucoup d'argent et il a réussi à se montrer à lui-même et aux autres "qu'il a tout ce qu'il faut, qu'il ne manque de rien", qu'il est considéré comme puissant, bourgeois, riche et peut faire ce qu'il veut. Petit roitelet. 
Au contraire, par cette mitsva de la soucca, le Juif ne met pas sa confiance en soi-même mais uniquement dans Celui qui est le Créateur et le maître du monde. 
Il sait que lui-même et tout ce qu'il a sont fragiles et temporaires, quelle que soit la situation financière personnelle, ou sociale. 
De même, il n'aura pas d'idéal de se placer dans un camp, une entreprise, une profession, une alliance qui le feraient tomber dans le même piège d'illusion : mettre sa confiance dans ce qui n'est pas le D.ieu de la Torah. Un examen de conscience est à faire là-dessus. 
 
2. Ce qui vient d'être dit n'est pas une déclaration philosophique. C'est une attitude active et concrète. Le Traité Souca du Talmud (2a) commente le chapitre 23 de Vayiqra qui prescrit la Soucca ; il dit : "sors de l'habitation établie et reviens dans une habitation temporaire" (tsé mi dirate qéva vé chav bé dirate areî). Le verbe tsé, sors, est essentiel dans le judaïsme : on sort d'Egypte et de ses aliénations aux cultures étrangères qui nous esclavagissent sans qu'on s'en rende compte, chaque fois qu'on incite quelqu'un à étudier on dit comme le Talmud : "tsé oulmad", sors et étudie. Le Juif doit s'examiner pour parvenir à "sortir" de sa situation qu'il avait établie comme stable ou qu'il rêvait être stable. Quand cela est compris, il est facile d'examiner la situation personnelle et de voir de quoi il faut sortir. Il est indispensable de faire cet examen réel. La soucca n'est pas un folklore qui réunirait le peuple simplement parce que c'est spécial, insolite et gentil d'aller manger dans une soucca. 
Transformer la maison en soucca ne suffit donc pas. Il faut "sortir" dehors de nos habitudes et de nous-même pour nous placer dans l'ordre divin. 
(la suite du texte sera inscrite dans quelques instants). 
 
3. Ce n'est pas une attitude de personnes religieuses et un peu absentes des réalités concrètes. Le Chla précise bien : "c'est parce que à Lui seul est la capacité et à quoi on peut se fier" (ki lo ha yékholéte vé ha émouna). 
Et c'est plus qu'une question d'assurance car Sa réalité est une réalité de bonté : "nombreux sont les maux qui menacent le méchant, mais celui qui se fie en Hachém, la bonté l'entoure" (rabbim makhovim larachâ, vé ha botéa'h ba Hachém, 'héssed yésovévénnou). Cela est redit encore dans le début du psaume 91, 1-2 : "celui qui demeure dans la cachette du Très-haut, s'abrite à l'ombre du Tout-puissant, qu'il dise à Hachém, Tu es mon refuge, ma citadelle, mon D.ieu en qui je place ma confiance". 
 
4. Et c'est pour éveiller l'homme à ces différents points que la mitsva de la soucca se situe au moment où l'homme est le plus riche : "tu célèbreras la fête des souccotes pendant sept jours quand tu rentreras les produits de ton champ et de ton pressoir" (Dévarim 16, 13). Sa maison abonde alors de biens, elle préserve sa fortune de tous les maux éventuels (pluie, vent, etc). Et c'est à ce moment qu'il lui est prescrit de sortir de cette maison puissante, où il possède et gère sa fortune, et d'aller se placer dans la fragilité de la soucca. 
Ce choix est vraiment une preuve d'amour envers Hachém. 
Et alors, l'homme doit voir les choses telles qu'elles sont : tout ce qui lui advient de bon, ne vient pas de lui mais de Hachém. 
 
5. Le Chla applique son enseignement aux habitations des Juifs. Il se dit choqué par le luxe des constructions, spécialement dans des pays qui ne sont pas le pays de la pureté. 
On comprend maintenant ces versets de la prophétie qu'a reçue Jérémie (35, 7) : vous ne bâtirez pas non plus de maison... mais vous habiterez sous des tentes pendant toute votre existence, afin que vous viviez de longs jours sur la terre où vous séjournerez. 
 
Vous pouvez prolonger l'étude selon les liens des indications données ci-dessus. 
 
Voici d'autres perles trouvées par le Chla ha qadoche dans les écrits de nos Sages: 
 
1. Il faut bien réaliser la grandeur de l'expression de Vayiqra 23, 34: "Hag hassouccote chiveâte yamim laChem, La fête de Souccote 7 jours pour Hachém". On est ici dans le secret des secrets: car il n'est pas écrit "pendant 7 jours" mais "7 jours", et pas pour nous mais "pour Hachém". Cela nous indique que la qualité de ces 7 jours est d'essence divine. 
et qu'il ne s'agit pas de durée simplement. 
J'ajoute que c'est bien ce qu'exprime la notion de houchpizine, les invités célestes qui sont 7 formes de cette bonté divine. Et quand on nous dit : "7 jours asseyez vous dans la soucca" et non pas "pendant 7 jours asseyez vous dans la soucca, cela veut dire que nous avons à aller dans la réalité divine qui est présente dans la soucca et que l'on nomme "7 jours" et qui sont les 7 formes de la descente de la bénédiction divine ou du 'hessed (bonté) qui est traduit par le symbole du mot "jours, yamim". 
Nous pouvons donc aller dans la soucca et méditer dans le bain de cette présence. Et aussi nous y sentir en peuple, placer ainsi l'ensemble du peuple dans cette présence, au lieu de continuer à donner de l'importance aux futilités débiles et profanatoires des collaborateurs. Ils disparaîtront s'ils persistent, non pas de violence humaine, mais comme Qora'h qui voulait détruire lui aussi Israël: car la présence divine qui est sur notre terre qui appartient au seul Créateur ne se faisse pas vendre et ne se laisse pas profaner. 
Le Chla cite le Zohar sur la paracha Emor (III 103b) qui décrit le sens du fait que le mot soucca est écrit dans la Torah une fois avec la lettre vav (o) et une fois sans: afin de nous montrer ce qu'est le surcroît de La Présence qui réunit les cieux et la terre, non pas simplement de façon matérielle mais dans toutes les composantes spirituelles. Disons que, sous la soucca, nous pouvons être conscient de cette union ou ne pas l'être et manquer la véritable réalité du monde. Mais nous aurions eu la proposition. Allons méditer ce texte dans la soucca. 
En effet, ce texte du Zohar réfère à la phase où le peuple a tellement exaspéré D.ieu par ingratitude (comme aujourd'hui certains) qu'il fait savoir à Moché qu'Il veut le faire disparaître. Et Moché lui rappelle son amour ('hessed) et qu'Il est allé devant lui "de jour, yomam"? Voilà notre mot de "jour" qui réfère à cette dimension de la soucca où Hachém est avec nous. C'est ce que le Cohen Aharone exprime par sa présence, lui qui est 'hessed, bonté. 
Le Zohar continue: quand il nous est dit de nous asseoir dans la soucca 7 jours, cela veut dire de nous y asseoir dans une émouna (foi confiante) totale sans aucune crainte des persécuteurs ( 
 

  
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Modifié en dernier lieu le 2.08.2005
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